Passer au contenu principal

SilAlliance

Blog - Réflexions

15/07/2026

Naïveté… ou confiance en l'être humain ?

 Il y a une question qui revient régulièrement.

« Tu fais encore confiance après tout ce que tu as vécu ? »

Pendant longtemps, cette question m’a fait douter.

Était-ce de la naïveté ? Une incapacité à voir les intentions des autres ? Une faiblesse ?

Aujourd’hui, je connais ma réponse.

Je ne fais pas confiance parce que je crois que tout le monde est bienveillant.

Je fais confiance parce que je refuse de laisser mes blessures décider de la manière dont je vais rencontrer les êtres humains.

Oui, certaines personnes m’ont profondément déçue.

Oui, d’autres ont profité de cette confiance. 

Oui, j’ai parfois eu l’impression de donner à des personnes qui ne cherchaient qu’à prendre.

Mais si je laissais ces expériences refermer mon cœur, elles auraient gagné une seconde fois.

Avec le temps, j’ai compris qu’il existait une immense différence entre ouvrir son cœur et renoncer à son discernement.

Le discernement n’est pas de la méfiance.

C’est la capacité d’observer les actes autant que les paroles. De reconnaître ce qui est juste pour soi. De poser des limites lorsque cela devient nécessaire.

Faire confiance ne signifie pas accepter l’inacceptable.

Et si je me trompe ?

Alors je l’accueille comme une expérience, pas comme une raison de fermer mon cœur.

Je sais aujourd’hui que j’ai les ressources pour me relever, retrouver mon équilibre, me protéger, y compris sur le plan énergétique, et revenir à mon axe.

Ma sécurité ne dépend plus du comportement des autres.

Elle repose sur la relation que j’entretiens avec moi-même.


Il m’arrive aussi d’observer des personnes qui souhaitent consciemment ou inconsciemment faire du mal, contrôler, manipuler ou détruire.

Autrefois, j’aurais voulu convaincre, expliquer ou réparer.

Aujourd’hui, je choisis une autre voie.

Je m’éloigne.

Non par rejet.

Par respect.

Parce que chacun est libre de semer les graines qu’il souhaite dans son propre jardin.

Et parce que les graines que nous semons sont souvent celles qui fleurissent un jour dans notre propre vie.

Je préfère consacrer mon énergie à planter des roses, des pivoines ou des arbres qui offriront de l’ombre et de la beauté, plutôt que d’entretenir les ronces de la rancœur.

Cela ne signifie pas que les cactus ou les plantes carnivores n’ont pas leur utilité.

Dans la nature, chaque plante a sa place.

Comme chaque être humain.

Certaines présences nous réconfortent.

D’autres nous confrontent.

Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce sont parfois celles qui nous blessent le plus qui nous obligent à révéler une force intérieure que nous ignorions posséder.

L’ombre n’est pas là pour nous arrêter.

Elle peut devenir l’endroit où notre lumière apprend à rayonner avec davantage de conscience.

Je ne remercierai jamais les blessures pour ce qu’elles m’ont fait vivre.

En revanche, je peux reconnaître ce qu’elles m’ont permis de devenir.

Plus libre.

Plus alignée.

Plus consciente.

Et finalement… encore plus confiante.

Non pas parce que je crois que tout ira toujours bien.

Mais parce que je sais que, quoi qu’il arrive, je trouverai toujours le chemin du retour vers moi-même.

C’est peut-être cela, au fond, la véritable confiance.

Non pas croire que personne ne nous fera jamais de mal.

Mais savoir que personne ne pourra nous enlever notre capacité à aimer, à nous relever et à continuer à semer ce que nous souhaitons voir grandir dans le monde.

Parce que l’énergie que nous émettons est souvent celle qui revient vers nous.

Alors, chaque jour, j’essaie de me poser une question toute simple :

Quelles graines ai-je envie de planter aujourd’hui ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *